POLICE

 ILLÉGITIME VIOLENCE

Un film de Marc Ball

Teaser POLICE, ILLEGITIME VIOLENCE
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Synopsis

Dans les quartiers populaires de France, la confiance est rompue entre les jeunes

et la police. Le moindre contrôle d’identité porte en lui les germes d’un possible dérapage, une rébellion ou une bavure.

Une affaire est emblématique de cette impasse. Pour la première fois en France, des adolescents ont porté plainte collectivement pour violences volontaires contre une brigade de police du 12ème arrondissement de Paris. Au cours de ce procès, c’est la mission-même de la police qui sera mise en accusation.

Citoyens, éducateurs, avocats ou encore policiers, cherchent une issue et dénoncent le recours systématique à une violence qu’ils considèrent comme illégitime. En suivant leur combat, ce film lève le voile sur les mécanismes de cette violence

et les silences qui l’entourent.

 
 

Démarche

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Marc Ball a réalisé de nombreux documentaires, notamment Tunisie, les voix de la révolution (Arte), un film sur la justice transitionnelle dans la Tunisie post-révolutionnaire, et la série Décolonisations (Arte) sur la résistance à l’impérialisme européen en Asie et en Afrique. Ces films traitent de la démocratie face à la violence d’Etat, question au coeur du documentaire Police Illégitime violence.  

Police Illégitime Violence raconte la violence qui, à bas-bruit, fonde les rapports entre la police et la jeunesse des quartiers populaires. Le récit d’une condition commune, celle d’adolescents, noirs ou arabes, perçus comme tels, qui très tôt apprennent à craindre la police. Une condition où il n’y a pas d’espace pour les individualités où, qu’on le veuille ou non, chacun est mis dans le même sac : celui des éléments perturbateurs, nuisibles, indésirables. 

 

La plainte des 18 jeunes du quartier Rozanoff comprend toutes les formes que peut revêtir cette violence au quotidien. Les contrôles abusifs, les insultes, les coups, les arrestations arbitraires, les palpations intégrales non justifiées. Cette plainte collective vise en dénonçant ces pratiques la fonction même de la police dans ce quartier. Une fonction résumée par l’utilisation du terme “indésirables" et le recours systématique aux contrôles d’identité pour évincer des jeunes de l’espace public. 

 

Ce que subissent les jeunes du 12ème arrondissement est une réalité partagée par l’ensemble des quartiers populaires en France. Mais la question des violences policières ne se limite pas à ceux qui la subissent. C’est une question qui nous concerne tous, car il s’agit de la gestion policière de notre espace public. Il s’agit d’une question qui compromet notre futur et la place de chacun dans celui-ci.

 

Marc Ball

 

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Revue de presse

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